Un test de dégradation des Composés Organiques Halogénés Volatils (COHV) contenus dans les eaux souterraines circulant au droit du site est en cours depuis novembre 2024, date de l’installation d’un « mini zone humide construite » (voir photo). Cette expérimentation vient compléter celle conduite sur les sols du même site (parcelle de 160 m²) pour agir sur les concentrations en contaminants inorganiques (métaux et métalloïdes) et organiques (COHV, hydrocarbures et Polychlorobiphényles).
Elle est menée en collaboration avec le Dr MENCH, Directeur de recherche à l’INRAE (UMR BIOGECO, Pessac, Gironde), avec l‘appui de GINGER BURGEAP (1) et des Jardins de l’Angoumois (2).
Le principe consiste à pomper à faible débit, par séquence de quelques minutes par jour, des eaux souterraines chargées en COHV (Composés Organiques Halogénés Volatils) dans un des piézomètres (Pz), puis d’injecter ces eaux dans une cascade de bacs placés en ligne. Par gravité, l’eau s’écoule d’un bac à un autre et s’évacue par celui situé en aval. Les eaux sont ensuite réinjectées dans un autre Pz.
Les bacs d’1 m3 chacun sont remplis de graviers de taille croissante, disposés par tranches verticales, au sommet desquels ont été plantés divers macrophytes (ici des végétaux de zones humides continentales ayant leurs parties aériennes émergées et les racines/ rhizomes dans l'eau, tels que iris, joncs, phalaris, carex), mais aussi du Vétiver.
Des analyses de la qualité des eaux sortant en aval des bacs sont réalisées pour évaluer l’action des végétaux et microorganismes associés sur la contamination, particulièrement sur le trichloréthylène, traceur spécifique des anciennes activités de la SAFT.
Les premiers résultats seront communiqués l'année prochaine.
(1) : Ex HPC-Envirotec, bureau d’études certifié en sites et sols pollués
(2) : société spécialisée dans la création et l’entretien de jardins et d’espaces verts


