Questions liées au transfert de la pollution vers les fruits et légumes

Quels sont les résultats des mesures sur les fruits ?

Un transfert du TCE vers les fruits est un phénomène qui peut se faire par les racines d’arbres au contact d’eaux souterraines d’une nappe peu profonde et contaminée. L’absorption racinaire par certains types d’arbres forts consommateurs d’eau est d’ailleurs à la base de certaines méthodes de phytorémédiation, parfois utilisées pour dépolluer des sites.

Afin de vérifier l’impact éventuel de la pollution par des COHV sur les fruits, des prélèvements de fruits mûrs (cerises, prunes, figues) ont été réalisés en été 2019 dans le périmètre de plus fort impact des eaux souterraines.

Sur les 11 échantillons analysés, aucun ne présentait de teneurs mesurables en TCE. C’est également le cas pour tous les autres COHV recherchés, à une exception près. Un échantillon présentait une teneur, faible mais quantifiable, en dichlorométhane (0,016 mg/kg MS, pour une limite de quantification (LQ) à 0,01). Un calcul de risque sanitaire a été fait pour cette substance. Il n’a pas mis en évidence de risque lié à l’ingestion de fruits pour les niveaux de contamination retrouvés. 

Quels sont les résultats des mesures sur les légumes ?

Comme pour les fruits, le transfert de composés organiques volatiles vers les légumes est un phénomène possible, qui peut se faire par les feuilles (via un air contaminé) ou par les racines (via l’air des sols ou l’arrosage par de l’eau de puits contaminée). 

Des prélèvements de légumes (salades, oseille, navets) ont été réalisés sur 7 parcelles (dont 2 pour lesquelles une contamination des sols superficiels en COHV avait été mise en évidence) disposant d’un puits au droit de la zone reconnue impactée par des COHV dans les eaux souterraines. 

Les légumes matures disponibles étant peu nombreux lors de la réalisation des prélèvements, ces derniers ont été complétés par des prélèvements de fraises et framboises, ces plantes disposant de racines peur profondes et donc susceptibles d’être contaminées par les sols superficiels potentiellement impactés

Les potagers hors sol ou cultivés sur une géomembrane et des remblais sains n’étant pas en contacts avec les sols superficiels accessibles des parcelles n’ont pas fait l’objet de prélèvements.

Les analyses (24 COHV analysés) montrent l’absence de COHV dans les plantes, excepté concernant une teneur en dichlorométhane au Sud-Ouest du site (proche de la limite de quantification), a priori sans lien avec les impacts connus au droit du site.